Détenteur d’un prêt immobilier quel tarif pour votre assurance ?

Les différents changements de législation ont rendu le monde de l’assurance emprunteur beaucoup plus concurrentiel qu’il ne l’était auparavant. Ainsi, les compagnies doivent changer leurs axes de développement stratégiques pour être d’avantages en adéquation avec les exigences de leur marché.

Depuis le 1er Janvier 2018, les particuliers ont désormais la possibilité de changer leur assurance emprunteur à chaque date anniversaire de signature peu importe la date de signature initiale. Cette mesure a pour conséquence principale d’augmenter de manière significative la concurrence entre les différents acteurs du marché puisque les assurés peuvent s’ils le souhaitent revoir leur tarification et leur couverture tous les ans. Les contrats d’assurance emprunteur sont pour plus de 80% d’entre eux détenus par les banques émettrices des emprunts. Cette législation ouvre donc le champ des possibles aux compagnies et aux courtiers traditionnels qui proposent un large éventail de produits ; cela leur permettra entre autre de générer des ventes croisées entre l’assurance habitation et l’assurance emprunteur par exemple.

Les montages assurantiels et tarifaires possibles :

En effet, pour les particuliers souhaitant souscrire à une garantie décès, il est possible de proposer plusieurs options tarifaires différentes :
– L’option 1 consiste à proposer un tarif fixe qui sera fonction de la durée initiale de l’emprunt ainsi que du montant emprunté. Cette option est la plus courante dans le monde de l’assurance emprunteur. Par exemple, une prime annuelle de 0.05% du montant de l’emprunt pour un prêt d’une durée de 12 ans souscrit à l’âge de 35 ans.

– L’option 2 consiste quant à elle à déterminer la prime d’assurance en fonction du Capital Restant Dû (ou CRD). Le taux est préétabli au moment de la souscription et les mensualités sont dégressives sur la durée du prêt. Par exmple pour notre exemple précédent la prime annuelle sera de 0.09% du CRD.

– L’option 3 est en train de voir le jour depuis quelques temps, et consiste à la détermination de la prime par rapport au CRD mais aussi en fonction de l’âge atteint chaque année par l’emprunteur couvert. La prime annuelle augmente donc tous les ans en fonction de l’âge de l’emprunteur.

Les mêmes techniques de calcul de la prime annuelle sont utilisées également pour l’arrêt de travail.

En tant qu’assureur, la manière de déterminer la prime d’assurance va varier selon deux principaux éléments : le premier va être son taux de risque de rupture du contrat , et le taux de risque de remboursement par anticipation.

NOTA BENE

  1. Le montant de la prime d’assurance peut être défini de plusieurs manières, notamment : la durée du prêt, de l’âge de l’assuré et du Capital Restant Dû.
  2. Le passif des compagnes et des courtiers leur a permis d’établir une liste tarifaire pouvant couvrir les risques encourus lors de la signature des contrats.

Il est important de noter que les options présentées préalablement n’ont qu’un impact très faible sur les taux d’emprunts (TAEG).

Si l’assuré opte pour l’option n°1 quant au calcul de sa prime il aura pour avantage d’avoir des mensualités plus faibles sur les premières années de couverture. Le montant des mensualités demandées par les assureurs est inférieur au risque encouru par ce dernier, la mise en place d’une cotation telle que celle-ci exige donc le montage d’une PRC pour diminuer le delta existant entre les risque pris par l’assureur et le faible montant de la prime.

L’option présentée au préalable et définissant le montant des primes en fonction de l’âge de l’emprunteur et du CRD permet à l’assureur de ne pas créer de PRC puisqu’elle lui permet de se prémunir contre les risques liés au contrat souscrit.

L’option concernant le CRD et l’âge initial de l’emprunteur au moment de la souscription au contrat est pertinente car elle se situe à égal distance entre les deux options présentées ci-dessus. La création d’une PRC est en revanche indispensable sur les dernières échéances du prêt. L’inconvénient majeur pour l’assuré est que les montants de base devant être versés sont plus importants ici que pour les deux autres options de tarification.

La tendance actuelle du marché est à l’augmentation de la durée des prêts ainsi de nos jours il n’est pas rare de voir des durées de prêts de 25 voire même 30 ans.

IMPORTANT

La nouvelle législation entrée en vigueur en 2017 a redistribué complètement les cartes et ouvert à la concurrence le marché de l’assurance de prêt ; les bancassurances n’ont qu’à bien se tenir !

L’analyse des données

Au final, peu importe l’option de cotation choisie par l’assureur, la mise en place de tableaux comme décrits précédemment permet entre autre une élaboration pertinente de grille tarifaire vis-à-vis des risques supportés par l’assureur. La bonne cohésion des différents moyens de recueil de données va permettre par le jeu de divers taux : taux de décès, taux d’arrêts de travail, de reprise de travail, … de créer une base tarifaire solide et en adéquation avec les enjeux du contrat concerné par l’assurance. Les données par ce système peuvent être analysées et exploitées de manière précise même si le nombre d’information recueillie est faible.

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