Une relève assurée grâce aux nouveaux courtiers

En 2015 on a recensé  1 950 inscriptions de courtiers au registre national de l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance) ; ces derniers sont conscients du fait que le marché évolue et qu’aujourd’hui tout va très vite. En plus d’un savoir-faire assurantiel, pour se démarquer de la concurrence les 23 000 cabinets de courtage existants dans l’hexagone doivent également posséder des compétences informatiques non négligeables comme le référencement web, les CRM,…

De nos jours, de nombreuses compagnies avouent sans tabous que ce qu’elles attendent des courtiers aujourd’hui c’est de la rentabilité, ils sont considérés comme de réels apporteurs d’affaires, de business et donc de chiffre d’affaires supplémentaires pour les compagnies. En effet, comme expliqué précédemment le monde de l’assurance est en pleine mutation avec de nouvelles réglementations, obligations légales, et aussi et surtout de nouveaux concurrents. C’est ainsi qu’au-delà de profils commerciaux les compagnies aujourd’hui recherche de la compétence technique chez leur courtier mais également une parfaite correspondance avec les exigences légales d’aujourd’hui.

On peut donc dire que le courtier se doit de répondre à deux points primordiaux et non négligeables au niveau des compagnies :

  • Le premier, répondre aux exigences du futur assuré en terme de rapport qualité prix et en terme de garanties au sein du contrat souscrit. En d’autres termes le courtier se doit d’être un intermédiaire efficace et efficient entre la compagnie et l’assuré, et doit répondre à des exigences bilatérales précises.
  • Le second , est de posséder et d’utiliser un bon gestionnaire de la relation client afin de générer des données et des caractéristiques marché en fonction des demandes reçues, des devis réalisés et des contrats souscrits et ainsi pouvoir générer de la statistique marché sur le secteur concerné.

Un métier désormais informatisé et connecté.

Les écoles spécialisées l’ont désormais intégré à l’heure programme d’apprentissage ; en effet, on notera principalement l’école de l’ESA (Ecole Supérieure de l’Assurance) qui a intégré à son Master plus de 190 heures de formation en informatique et nouvelles technologies. Les établissements d’enseignement l’ont maintenant compris. On ajoutera également que le BTS Assurance dispensé en lycée professionnel comportera d’ici peu un cours digital et web.

En revanche,  il est important de souligné le fait que sur les 1950 nouveaux courtiers inscrits sur l’Orias en 2015, les jeunes diplômés sont quasiment inexistants. En effet, Deux tiers des jeunes diplômés sont embauchés par les compagnies d’assurance et le tiers restant est embauché dans les sociétés de courtage. Chaque année, une petite poignée des nouveaux diplômés montent leur cabinet de courtage, ces jeunes ont un vrai caractère d’entrepreneur, une volonté de fer et une visibilité du marché pertinente et stratégique. Ainsi on notera que les personnes qui montent leurs cabinets sont des jeunes ayant une belle expérience au sein de compagnies d’assurance ou dans le courtage en tant que salariés chez des grossistes ou des courtiers de proximité. Leurs réseaux, acquis depuis de nomreuses années ne leur ouvre pas les portes facilement contrairement à ce que l’on pourrait croire et la sélection par les compagnies est tout aussi stricte avec ces nouveaux acteurs du marché.

La sélection à l’entrée, le frein à la création de cabinet.

Les grandes compagnies d’assurance sont hyper sélectives dans l’ouverture de leurs codes à de nouveaux courtiers, ce choix stratégique est justifié par le fait que leur politique de formation et de suivi des nouveaux courtiers est couteuse. C’est pourquoi des objectifs de chiffres d’affaires annuels sont désormais imposés par les grandes compagnies, de quoi freiner les petits nouveaux qui veulent se lancer dans le monde impétueux des courtiers.

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